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Solidarités

N’oubliez pas Haïti !

Les dons en faveur de l’association ÉDDÉ s’élèvent à 4 753.00 €, l’Amicale des Anciens Elèves du Pensionnat s’est joint également à l’élan de solidarité avec un don de 1000.00 € - Un grand merci à tous et à toutes.

Après le terrible séisme survenu le 12 janvier dernier en Haïti, les Frères des Écoles Chrétiennes présents sur l’île lancent un appel à l’aide et à la solidarité.

"Bientôt nous allons manquer de tout… Pour le moment on essaie de partager le peu que l’on a. Mais quand nous n’aurons plus rien à partager… que ferons-nous ?", lance Frère Bernard Collignon, directeur du noviciat des Frères. De fait, si les œuvres des Frères situées à l’écart de l’épicentre du séisme, n’ont été touchées que "modestement", elles n’en sont que plus sollicitées pour accueillir et soutenir les enfants, jeunes, familles et religieux d’autres congrégations qui ont tout perdu.

Haïti compte quatre communautés de Frères des Écoles Chrétiennes et trois œuvres d’éducation. Une vingtaine de Frères haïtiens, d’une moyenne d’âge de 30 ans, est présente. Comme la plupart des congrégations actives sur l’île la mission d’éducation, d’accompagnement des enfants et des familles est première. Deux Frères français retraités vivent également sur l’île.
- F. Bernard Collignon est directeur du noviciat, sur les hauteurs de Port-au-Prince.
- F. Louis Michel est accompagnateur pédagogique des œuvres de Port-de-Paix, à 250 km au Nord de la capitale. Le Centre de La Salle accueille là les jeunes postulants. Tandis que la communauté Notre-Dame de Fatima anime une école primaire et une école technique pour jeunes adultes.
- Au large de Port-de-Paix, sur l’île de la Tortue (dont nous sommes sans nouvelle à ce jour) se trouve la Communauté Notre-Dame des Palmistes, un collège et une école primaire.

Pour soutenir l’action des Frères auprès des enfants et des familles, Envoyez vos dons à : ÉDDÉ (Education et Développement) 78A, rue de Sèvres 75341 PARIS CEDEX 07 - Les dons en faveur de l’association ouvrent droit à réduction d’impôt.



Message de F. Bernard présent en Haïti

13 janvier 2010

Bien chers tous,

Nous sommes encore tout remué de ce qui vient d’arriver au pays d’Haïti. Nous avons été effectivement fortement secoué vers 5 heures du soir. J’étais dans le jardin. C’était assez terrible même dehors. À l’intérieur cela devait être pire. Quelques pierres se sont détachées des murs de la chapelle, le tabernacle et la Ste vierge étaient par terre. Une partie du mur qui n’avait pas été refaite s’est écroulée sur une vingtaine de mètres. Une grosse maison à côté de chez nous est effondrée. Mais chez nous rien de bien grave. Les secousses continuent encore mais moins fortes. On a déjà eu une bonne vingtaine de répliques. On a assez peu d’informations sinon que l’épicentre se trouvait à Carrefour à la sortie de Port au Prince. II semble qu’en ville les dégâts soient énormes : Palais national, cathédrale touchés. Mais vous pouvez imaginer ce qui a pu se passer dans les beton-ville de Pétion-Ville. Une véritable catastrophe nationale. Le pays n’avait pas besoin de cela. Aucune idée du nombre de victimes. Vous savez comment marche Haïti. Même les medias sont assez lamentables. J’ai eu Cyprien de Port de Paix au téléphone. Ils ont senti la secousse aussi. II m’a dit n’avoir jamais eu si peur. Mais apparemment aucun dégât d’après ce qu’il m’a dit. Pas de nouvelles de la Tortue, le téléphone marche très mal. Voilà tout ce que je peux dire ce soir. Demain, on aura peut-être davantage de nouvelles. Quel drame pour ce pauvre pays. On vous tiendra au courant. Bien fraternellement.

Frère Bernard Collignon


Message de F. Bernard du 14 janvier 2010

Chers amis,

Je reviens de faire un tour au centre ville de Port au Prince. Ce que l’on peut voir est inimaginable : des foules, des milliers de personnes errant dans les rues allant on ne sait où avec un petit baluchon. Des cadavres en décomposition partout, isolés ou en tas. Maintenant, ils sont recouverts mais on en a encore vu dans les décombres juste au bord de la route. Cet après-midi, j’ai vu quelque chose d’insupportable : une benne à ordures remplie de cadavres en décomposition. Je dis bien une benne à ordures. Insoutenable ! Il règne dans de nombreux quartiers une odeur de décomposition très forte. Les épidémies vont arriver. Les gens ont transformé toutes les places publiques en terrain de camping, certains ont une petite toile pour les abriter, d’autres n’ont rien.

L’État a totalement disparu qu’il s’agisse du ramassage des cadavres ou pour donner à manger à ces gens qui ont tout perdu. L’ONU n’est pas plus présente, on a l’impression qu’elle a mis toutes ses forces pour retrouver des survivants dans leur quartier général qui s’est effondré. Mais on ne la voit pas ailleurs. Des hommes avec des pics, des pelles essaient de percer des passages sous les dalles, beaucoup d’entraide, beaucoup de calme mais les gens sont seuls, livrés à eux-mêmes. Tous ceux qui le peuvent regagnent leur province d’origine. Les autobus habituellement surchargés sont pris d’assaut. Si vous avez 70 personnes à l’intérieur, vous en avez autant dehors. Tous les marchés sont fermés, des pénuries sont à craindre assez rapidement. On parle de secours étrangers, on les attend, mais ils ne sont pas encore là et cela va faire deux jours que la catastrophe est arrivée. C’est apocalyptique !

Tous les symboles de l’État et de l’Église sont par terre. Le Palais national s’est affaissé, la DGI (direction générale des impôts) qui joue ici un rôle capital n’est plus qu’un amas de gravas. Le Palais de Justice, le Ministère de l’Intérieur, le Ministère de l’Éducation nationale, des affaires étrangères, de la Condition féminine, de l’environnement, la Mairie de Port au Prince, le Palais législatif. Seul a tenu le siège du Premier ministre, sa cour est devenu un camp de réfugiés, de sinistrés. Pour l’Église ce n’est pas mieux. Son archevêque a été tué dans l’effondrement de l’évêché, il ne reste pratiquement rien de la cathédrale. L’église du Sacré-Cœur, St Louis roi de France en ruines. La Villa Manrèse bien connue de tous les visiteurs en Haïti inutilisable. Quatre personnes y ont trouvé la mort dont Mme Cécile, une française qui travaillait pour l’éducation catholique. Le collège Canado-Haïtien, St Jean l’Évangéliste, St Louis de Gonzague, rue du Centre en ruines (une centaine d’enfants ensevelis). La cathédrale épiscopalienne est dans le même état que sa jumelle catholique. Mariani (Filles de la Sagesse en ruines, six sœurs tuées). Le séminaire et le CIFOR en ruines. Ce soir j’ai transporté les affaires des sœurs de St Paul de Chartres de Delmas 33, leur collège s’est effondré, leur maison provinciale est inhabitable. Elles craignent les pillages qui ont déjà commencé. Quand on voit tout cela, on a mal quand on pense à tous les efforts qu’il a fallu faire pour construire ces édifices.

Plus près de chez nous à Pétion-Ville, ce sont les Frères de l’Instruction chrétienne qui ont le plus souffert : leur maison provinciale s’est effondrée sur les trois frères qui s’y trouvaient : un n’a pas encore été retrouvé, l’autre a pu être retiré après une nuit de souffrances, il est décédé peu après (F. Joseph), le troisième est très gravement blessé, mais il n’y pas un hôpital qui fonctionne. Si rien n’est fait pour son pied écrasé, il aura du mal à survivre. Leurs voisines, les Sœurs de la Charité de Ste Hyacinthe sont totalement sinistrées. Nous en hébergeons 9 chez nous en ce moment.

Ceux qui connaissent Port au Prince s’y retrouveront, pour les autres, cela donne une ampleur des dégâts. Les gens semblent hagards, perdus. On les sent même passifs. Demain quand la colère grondera, ce ne sera pas facile à gérer. Mais pour moi tout ce que je vous ai raconté est littéralement insoutenable. On est désarmé. Bientôt nous allons manquer de tout. Comme tous les magasins, les banques sont fermés, viendra un jour où on n’aura plus rien. Pour le moment, on essaie de partager le peu que l’on a. Mais quand nous n’aurons plus rien à partager, quand nous n’aurons plus de carburant pour notre groupe électrogène… que ferons-nous ? Et la terre continue à trembler.

Certains m’ont demandé comment faire parvenir l’aide. Le mieux serait d’envoyer vos dons à ÉDDÉ (Éducation et Développement) 78A, rue de Sèvres 75341 PARIS CEDEX 07. On verra avec eux pour l’envoi de l’argent en Haïti, mais dès que je saurai qu’il y a des dons, je leur demanderai de m’avertir pour que l’on puisse débloquer l’argent ici pour tous ces gens qui ont envahi les terrains des maisons religieuses.

Nous, les Frères, dans tout cela nous apparaissons comme des privilégiés. Des dégâts mineurs. Mais nous ne pouvons plus vivre comme avant. Le noviciat est comme en congé tellement nous sommes retournés, incapables de penser à autre chose qu’à ce cataclysme.

N’oubliez pas Haïti !

Frère Bernard Collignon


Message de F. Bernard du 18 janvier 2010

Comme je l’ai déjà écrit, il n’y a que Port-au-Prince et sa région qui ont été touchés. Je redescends en ville ce matin. Il semble que la vie redémarre tout doucement. Un signe, on nous envoie de l’eau (dans notre quartier qui n’a pas été sinistré). Avec les 9 soeurs nous nous sommes serrés [les Sœurs de la Charité de Ste Hyacinthe ont été totalement sinistrées, les Frères les hébergent]. Elles ont apporté un peu de nourriture, pour le moment, on tient. Mais on sent beaucoup d’angoisse, de stress. Moi-même qui suis assez calme, je commence à m’énerver, un signe de fatigue.

Mais il faut de l’aide d’urgence pour la population et surtout, il faudra reconstruire. Que de grands collèges catholiques sont réduits à rien ! Pour le moment, nous n’avons pas encore de projets. Il faut que la crise soit derrière nous pour qu’on ait le coeur à reconstruire. On parle souvent d’état de choc dans les médias, de cellule de soutien psychologique. Nous en sommes tous un peu à ce stade, même nous qui n’avons pas souffert.

Quand l’aide arrivera, on essaiera de parer au plus pressé : la nourriture aux gens qui n’ont presque rien mangé depuis une semaine bientôt. Probablement des aides pour les écoles sinistrées. Pour le moment, on en est encore au jour le jour. Un jour à la fois !

Je vous tiendrai au courant si jamais je trouve du diesel aujourd’hui car bientôt nous ne pourrons plus faire marcher notre groupe électrogène.

Amitiés.

Frère Bernard Collignon


20 janvier 2010

Nous sommes des privilégiés. Nous mangeons trois fois par jour comme si de rien n’était... Combien de temps encore, car nos réserves baissent et surtout le courant électrique va se faire rare. On ne trouve pas de gasoil. Pas de gasoil, pas d’internet, pas de congélateur. Mais qu’est-ce cela à côté de la détresse des gens ? Actuellement, j’en sais à peine plus que vous, car faute de carburant nous limitons les sorties au strict nécessaire. Les nouvelles nous arrivent par les religieuses qui logent chez nous et qui descendent tous les jours dans les ruines de leur maison. Les choses commencent à se remettre en place. On annonce l’ouverture prochaine des banques, quelques supermarchés entrouvrent leurs portes. Mais tout cela reste bien timide. Il règne autour des camps de sinistrés (sur les places publiques) une forte odeur d’urine et d’excréments. En ville, c’est l’odeur des cadavres qui est insoutenable. Mais au moins, l’aide commence à être massive. Je me préoccupe beaucoup du lendemain. Je commence à fatiguer. Et on est des nantis. Bonne journée. Frère Bernard Collignon


2 février 2010

Bonjour !

Je n’écris pas beaucoup ces jours-ci, mais nous allons bien. (...) Nous sommes descendus en ville lundi et nous avons vu (...) l’afflux des journalistes et des humanitaires. Chaque journaliste est à la recherche du scoop, le plus horrible, ils en sont indécents et il y en a partout. On les a vus à l’oeuvre à l’enterrement de l’archevêque et chez les Frères de l’Instruction chrétienne. Quant aux humanitaires, ceux qui sont dans la santé, y compris les Américains avec leurs gros moyens, ils font un travail remarquable. Quant aux autres, on se pose des questions. Ce sont des milliers d’étrangers qui sont là, ils viennent travailler POUR les Haïtiens alors qu’il faudrait travailler AVEC les Haïtiens. Ces humanitaires coûtent des fortunes alors que cela coûterait moins cher d’embaucher des gens sur place. Ce ne sont pas des imbéciles ou des incompétents !

Autre souci d’inquiétude : les distributions de vivres. S’il en faut pour les sinistrés, il ne faut pas gâter le monde. Notre quartier par exemple n’a pas été touché par le séisme ou si peu. Il y a tous les jours des distributions de vivres, riz, huile... qui se transforment en véritables combats. Ce ne sont pas les plus faibles qui gagnent. Bientôt, on verra cette aide alimentaire sur les marchés. On ferait mieux de donner du travail aux Haïtiens pour déblayer Port au Prince, leur donner un salaire pour qu’ils puissent s’acheter à manger. On est en train de pourrir un peu plus les Haïtiens, de les rendre un peu plus dépendants !

Jeudi nous avons visité les Petites Sœurs de Ste Thérèse et les Petits Frères, deux congrégations locales. Beaucoup de dégâts et des morts dans les deux congrégations, 2 Petits Frères et 4 Petites Sœurs. Je ne sais pas comment ils vont pouvoir réparer tout cela. Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés à Mariani, une grande maison des Filles de la Sagesse. Il n’en reste rien : un amas de gravats sous lequel se trouvent encore quatre Filles de la Sagesse. Leur maison pour les sœurs anciennes qui se trouvaient juste à côté a été épargnée, mais comme elles avaient peur, elles l’ont quittée. Les voleurs ont tout vidé, il ne reste même pas une fenêtre alors que cette maison était en parfait état. Triste ! Autre communauté visitée, les Filles de Marie, non loin de l’évêché dont il ne reste rien, 13 soeurs sont mortes, leur maison généralice n’est qu’un amas de pierres, de ferrailles.

On va recevoir le F. Roberto, économe du district. On va voir ce que l’on pourra faire pour les congrégations locales qui ont énormément perdu. Elles n’ont pas les réseaux que nous avons à l’étranger. En plus et surtout, on va parler de la gestion des sommes qui vont nous parvenir. Que va-t-on faire ? Se lancer dans l’aide alimentaire ? Certainement pas. Il faut penser à l"avenir. (...) Le pays redémarre peu à peu. (...) On commence à déblayer les rues, mais il y a du travail.

Je vous redis toute mon amitié fraternelle.

Frère Bernard Collignon


13 février 2010

Bonjour,

Merci pour l’ intérêt pour Haïti. L’émotion est derrière nous, maintenant commencent les vrais problèmes. L’aide alimentaire commence à produire ses effets pervers habituels : on la trouve sur les marchés ! Les gens sont toujours sous des tentes et il commence à pleuvoir. Le gouvernement toujours aussi inexistant. Le pouvoir est aux mains des militaires américains d’abord et d’autres nationalités ensuite. Malgré cela, les agressions, les vols, les viols dans les toilettes de fortune de camp de sinistrés ont bien démarré. On va vers des jours difficiles. La majorité de la population reste calme, mais si l’insécurité augmente que va-t-il se passer ? Aujourd’hui, deuil national, toutes les églises étaient pleines. Les Haïtiens sont viscéralement croyants.

Frère Bernard Collignon


Je vous écris d’Haïti

N’oubliez pas Haïti ! Je terminais mon premier message après le tremblement de terre du 12 janvier par cet appel qui a été ensuite relayé par de multiples amis en France et dans le monde. Au nom de tous les Haïtiens "mesi anpil" !

Que devient Haïti qui est sorti de la une des médias ? Peu à peu, mais bien lentement, on dégage les maisons et immeubles effondrés. Il n’est pas encore question de reconstruction. Les particuliers redressent leurs murs écroulés, bouchent les fissures de peu d’importance, mais encore aucun gros chantier. La Présidence est toujours là en ruines ! On circule donc encore dans le centre ville au milieu de gravats. Mais la vie a repris, un semblant de vie. Les écoles ont rouvert leurs portes, façon de parler car les cours se donnent sous des tentes, depuis Pâques. Port au Prince a retrouvé ses embouteillages, même le centre commercial pourtant totalement sinistré a retrouvé son animation habituelle : les vendeurs occupent les maisons en ruines et sont assis sous des poutres de béton suspendues au dessus de leurs têtes ! Il ne s’agit que d’une apparence car peu de choses fonctionnent bien et normalement. Un million et demi de sinistrés sont toujours dans des tentes sur les places publiques et bien peu a été fait pour reloger ces gens dans des conditions où ils pourront affronter la saison cyclonique qui commence.

Il est temps maintenant de faire un rapide bilan sans pour autant vous assommer de chiffres. Plus de mille chèques reçus pour un montant de 204 000 euros en date du 7 mai 2010. Au début du mois de février, 57 500 euros ont été envoyés en Haïti pour des secours d’urgence. Qu’avons-nous réalisé avec cet argent ? Beaucoup de choses et peu de choses face à l’ampleur du désastre. Nous avons pris en charge environ 140 orphelins qui se trouvent actuellement recueillis par deux congrégations de religieuses. Mais la plus grosse partie de votre aide a été remise à 5 congrégations religieuses haïtiennes qui ont été elles-mêmes durement touchées par le séisme et qui étant au milieu des sinistrés étaient plus à même d’aider les sinistrés. Et je puis vous assurer que l’argent a été bien dépensé. Voir des religieux et religieuses sous des tentes comme leurs voisins, ouverts aux besoins de tous ces gens était plutôt émouvant.

Les besoins quotidiens restent immenses mais il nous a semblé plus important de penser à reconstruire Haïti, c’est dans ce but que nous n’avons dépensé qu’une partie de l’argent que vous nous avez envoyé. Avec l’appui de l’Institut des Frères des Écoles Chrétiennes qui a déjà collecté plus d’un million de dollars américains, nous allons construire une école primaire dans un quartier populaire de Port au Prince (à un ou deux kilomètres de la Cité Soleil que tout le monde connaît). À cette école primaire sera annexée une école normale (Haïti a besoin de former 4000 maîtres s’il veut scolariser tous les enfants d’ici dix ans). On pense y adjoindre un centre nutritionnel et un centre de santé qui serait tenu par une congrégation de religieuses déjà volontaire pour ce volet du projet.

L’Université lasallienne de Cancun (Mexique) qui a une section d’architecture a déjà réalisé un avant-projet "parasismique". Tout devrait aller vite maintenant, un "vite" tout relatif quand on connaît les lenteurs de l’administration et les problèmes que posent une telle construction. Rendez-vous en septembre 2011 ! N’oubliez pas Haïti ! "Mesi anpil".

Frère Bernard Collignon 2 juin 2010


- Lire l’article du journal La Croix du 25 janvier 2010

Sept priorités pour rebâtir Haïti

- Lire l’article du Journal La Croix du 03 février 2010

L’Église haïtienne durement touchée

« L’Église catholique, notamment à travers les congrégations religieuses, très présentes dans l’île, a payé un lourd tribut au tremblement de terre  »

- Lire l’article de l’agence Zenit.org du 04 février 2010

HAÏTI : 47 RELIGIEUX PARMI LES VICTIMES DU TREMBLEMENT DE TERRE

« Près de 47 religieux - sur plus de 170 000 victimes - ont perdu la vie dans le tremblement de terre du 12 janvier à Port au Prince, capitale d’Haïti. L’agence Fides a rendu public un rapport publié par la Conférence haïtienne des Religieux : il s’agit d’un premier bilan, encore partiel, de la situation des communautés religieuses après le séisme....  »

Commentaires

2 Messages de forum

  1. Solidarité avec les Frères Haïtiens

    Le Pensionnat s’associe à l’élan de solidarité du réseau Lasallien, et vous recommande d’adresser vos dons à l’Association ÉDDÉ - 78A rue de Sèvres 75341 PARIS CEDEX 7.

    http://www.lasalle-fec.org/4jeunes/edde/

    par Frédéric Duval - Econome | 15 janvier 2010, 22:24
  2. Aidons les Frères en Haïti

    Je connais Bernard depuis plus de quarante ans.. ; il a été mon provincial au Cameroun bien des années. Il a été responsable du projet de migration dans la grande forêt à 100 km au nord de Yaoundé. Projet auquel j’ai aussi participé 6 ans.(résultat= plus de 20.000 migrants instalés) Vous pouvez lui faire confiance... Frère Xavier LAURENT Promo 58 JB Rouen

    par Xavier LAURENT | 2 février 2010, 11:35

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